~À la rencontre de ses capacités sur les traces du GR20~

Hello mes petits Mieko*,

 

Et si on parlait VOYAGE ? Il y a quelques années, petit singe et moi avons réalisé une escapade en Corse. C’était bien plus qu’un escapade en réalité c’était plutôt une aventure fantastique qui m’a permis de mieux connaitre mon corps, de dépasser mes limites, de m’en mettre plein la vue, de m’évader du quotidien et de mettre à l’épreuve mon couple !

 


 

Peut-être que ce récit vous aidera à comprendre que vous pouvez le faire, vous pouvez aller plus loin dans l’effort, plus loin dans le mental et la capacité à endurer la douleur physique et psychologique !

 

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais pour y arriver il faut essayer 😊.

 

Vous trouverez tout au long de cet article des liens cachés 😋 que j’ai trouvés utiles, afin de vous aider dans l’élaboration d’un tel voyage. Je mettrai à jour ces liens chaque année, histoire d’être d’actualité tout de même. Comme vous le savez, tout évolue très très vite et même les outils que nous utilisons pour de tels voyages sont toujours plus i-tech que le précèdent. Alors c’est un travail sur le temps que je vous présente ici.

 



L’idée

 

Ce concept de partir ne vient pas de moi, quelle idée … Il vient de mon petit-singe et de son plaisir à aller toujours plus loin dans l’effort ! Depuis que je le connais, il a toujours été question de dépasser ses limites avec des activités sportives, plus folles les unes que les autres.

Nous sommes donc partis en petit comité. 3 loustiques à vouloir réaliser ce défi : Soit partir pour 13 jours en randonnée à travers la Corse en totale autonomie ! Une belle traversée du Nord au Sud, soit environ 200 km à parcourir à travers les montagnes, pour y découvrir des paysages stupéfiants qui vous laissent bouche bée 😲. Petit-singe nous a servi de guide étant donné qu’il avait déjà pratiqué cette traversée avec des amis 2 ans plus tôt. Un malade je vous dis … 🙃

 

 


La préparation

 

Pour effectuer ce voyage nous avons dû préparer notre itinéraire avec des outils essentiels. Pour cela nous avons fait appel à “internet” évidemment vous le connaissez tous, sinon vous ne seriez pas là à me lire. Mais aussi, les conseils de blogueurs sont très utiles 😉. Ils donnent une vision de ce que ce type de voyage peut donner. Mais les outils à ne surtout pas oublier sont  la carte IGN de Corse et le Topo guide : à travers la montagne Corse que vous pouvez trouver en magasin très facilement.

En dehors du papier, il a fallu organiser notre sac de randonnée minutieusement, car partir en totale autonomie nécessite une organisation pointilleuse au gramme près, tel les comptes d’Apothicaires (#souvenirsdevacances). Il faut penser à tout : Comme le fait que nous allions marcher 13 jours consécutifs avec pour objectif d’effectuer un seul réassort au milieu du voyage à Vizzavona. Ou encore que les hommes et les femmes ne peuvent pas porter la même charge (et oui, il faut se l’avouer nous sommes moins fortes physiquement … ou pas 😛), que le matériel pour dormir doit être le plus léger et confortable possible (sac de couchage, matelas et tente) et enfin à tout le matériel utile dans la vie quotidienne (chaussures, vêtements de rechange, trousse de secours et hygiène).

 

Ça fait du monde tout ça …

Mais toute cette mise en place n’est pas que logistique, elle est aussi physique.

 

Que faut-il faire pour être en forme pour un GR20 ?

Une préparation physique ça se programme. Oui, il faut prendre rendez-vous avec soi-même pour pouvoir tenir ses objectifs fixés. Alors, dans un premier temps il faut réaliser quelques jours de randonnée afin d’évaluer l’effort qu’il faudra fournir (en fonction de ses capacités propres), d’apprendre à dormir par terre et de tester son matériel. Ainsi, vous pourrez juger de ce qu’il vous manque et programmer dans votre bullet journal vos séances de sport.

Pour vous guider un petit peu, il est nécessaire de préparer ses muscles en profondeur. Par exemple, aller à la salle de sport, sortir courir avec des séances bien définies (endurance, seuil, VMA, etc.) ou faire des activités physiques en extérieur 🏋‍🚴‍🏊‍. À vous de réaliser un programme avec les activités qui vous conviennent et vous motivent le plus. Le tout est de travailler son corps le plus possible pour souffrir physiquement le moins possible ! Alors on travaille tout, hein … Et pas que les bras 😛.

Une fois les réservations du bateau réalisées, la randonnée tracée, les nuitées programmées, la préparation physique accomplie et les sacs remplis nous sommes enfin partis pour cette belle et grande aventure. Enfin, je dis belle mais …

Photo au départ de Toulon

 



De nombreux souvenirs

 

Et nous voilà sur le départ, la marche commence en un jour de grand soleil avec sur nos dos des sacs de 15 kilos pour ma part et 18 kilos pour chacun des 2 hommes. Et oui, 13 jours de randonnée en autonomie ce n’est pas de tout repos …

Je ne vais pas vous détailler chaque moment sinon il n’y aura plus de surprises le moment venu où il sera temps pour vous de vous lancer dans ce beau voyage 😉 ! Alors je préfère vous donner l’envie et à vous de découvrir le reste qui m’a tant émerveillée lors de ce “trip” tellement riche et surprenant ! Et puis sinon ce n’est pas un article qu’il me faudrait écrire mais un roman … 😛

 

Les premiers jours ont été les plus durs … Pourquoi ? Prenez l’exemple d’une séance de sport que vous avez l’habitude de réaliser, lorsque vous avez mal il est facile de s’arrêter et de revenir le lendemain … En pleine montagne vous ne pouvez pas vous arrêter, enfin si, pour boire et reprendre votre souffle 😋 … mais pas pour faire demi-tour ou tout arrêter (enfin c’est plus compliqué que de sortir de la salle de sport !) Mais bon, une fois qu’on est parti, il n’est plus question de faire demi-tour, sinon pourquoi commencer ? Qu’en pensez-vous ?

 

Si vous êtes d’accord, on peut continuer alors 🤗

 

À la fin de la première journée, j’ai cru que je n’allais pas y arriver. Les douleurs étaient multiples et nouvelles (OMG, j’ai des muscles ici ?). Mais une fois la première étape terminée nous sommes arrivés sur un versant qui nous offrait une vue incroyable sur la vallée. Premier campement, dans un lieu qui vous donne satisfaction et nous fait oublier la journée qui vient de passer : Le refuge de l’Ortu di u Piobbu. Après avoir pris une bonne Pietra (quoi vous connaissez pas ? Inculte … C’est une bière Corse 😛), un bon bouillon bien chaud et un carré de chocolat (le misérable bout oui 😵), nous sommes partis pour notre nuit, pas si reposante d’ailleurs. Je ne sais pas si vous avez déjà dormi en montagne mais la première nuit, pour ma part, est toujours difficile. L’altitude trouble le sommeil quand nous n’avons pas l’habitude 😴 et ça n’a pas loupé, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit … Et me voilà, à râler de beau matin que je suis fatiguée … OUPS, pas évident d’être positif dans ces conditions là.

 

Les montagnes de Corse

 

Au réveil de la deuxième journée, le soleil n’a pas encore pointé le bout de son nez (comme l’ensemble des matins de ce périple) mais nous prenons notre petit déjeuner (lait en poudre et muesli – sachet pré-préparé pour aller plus vite, gain de place et de poids dans le sac) et c’est parti pour l’effort le plus dur de la journée : mettre le sac sur le dos (tu te vois porter un enfant de 2 ans toute une journée sur le dos toi ?) !  L’objectif, de se lever aux aurores, est de pouvoir percevoir l’aube sur les hauteurs des montagnes, des vues magnifiques s’offrent à nous ☀ . Mais on voulait éviter les orages de l’après-midi aussi 🌧 .

Le deuxième jour fut le plus long de ma vie … de la descente, de la descente et encore de la descente tout du long. Rocailleux et dangereux, ce chemin m’a valu une belle entorse de la cheville ! Pas très malin quand tu as encore 11 jours devant toi de marche 😱. C’est dans ces moments précis que tu en apprends sur toi et ta capacité à endurer les aléas de la vie. Mais pas seulement toi, les personnes qui partagent ces moments et qui subissent également tes douleurs et tes mauvaises journées. Mais bon, un peu de crème anti-inflammatoire disponible dans ta trousse de secours, un bon massage fait par mon petit-singe et le lendemain tu repars de plus belle.

 

Pas le choix tu es là tu y restes !

 

Chaque jour, tu avances en découvrant des paysages sublimes et plus incroyables les uns que les autres. Tu oublies les douleurs et les inconforts et tu profites des moments que la vie t’offre.

 

Une autre étape que je souhaite vous compter, fut celle du cirque de la solitude, mais aujourd’hui cet itinéraire est dévié à cause de nombreux accidents. Nous avons eu la chance de pouvoir réaliser cette grande et difficile étape, elle est magnifique malgré ses multiples dangers. Oui, j’ai failli mourir 50 fois sur cette portion mais ça en valait le détour. Pour cette journée, nous nous sommes levés encore plus tôt car le col était enneigé et nous souhaitions éviter de passer le cirque au moment le plus chaud de la journée avec la fonte de la neige qui rend la roche glissante et faisant apparaître des trous qui pourraient empêcher d’aller plus loin ! Nous nous sommes posés à diverses reprises la question si nous allions nous lancer car nous n’étions pas équipés de crampons et piolets (attention ne pas réaliser cette étape sans une personne expérimentée).

Nous voilà sur le chemin en pleine nuit, dans la neige à affronter le froid ! Avant d’atteindre la première difficulté nous avons marché 1 à 2 heures pour atteindre le premier col Tumasginesca et enchaîner sur une descente dangereuse 

 

Il a fallu crapahuter, tellement la montagne était abrupte !

 

La descente s’effectua sur les fesses avec les sacs que l’on jetait parfois pour ne pas se coincer et se blesser. Une vraie expérience d’équilibre ! Une fois en bas, tu te dis « ouf », mais ce n’est pas fini le plus dur restait à venir … Nous devions remonter la montagne pour passer de l’autre côté et arriver sur le Col Minuta. Pour cela, nous avons bravé des névés plus dangereux les uns que les autres, nous sommes montés très lentement afin de réduire les risques de chutes en pointant chaque pas à plusieurs reprises dans la neige (il fallait avoir le pied bien ancré et être sûr que la neige ne s’écroule pas sous nos pas, une vrai expérience qui te montre la difficulté de la vie quotidienne en fin de compte. Chaque jour un est pas bien ancré dans le sol pour ne pas se perdre #instantphylosophique).

Mais une fois arrivés en haut, nous avons pu voir des monts enneigés qui m’ont éblouie et permis d’oublier toutes ces frayeurs passées. Cet instant restera gravé pour toujours dans mon esprit et aujourd’hui il fait partie des moments que j’utilise lors de mes moments de méditation – un lieu en communion avec la nature !

Votre corps est mis à rude épreuve tout au long de ce périple. Vos muscles doivent supporter l’effort continuel et intense de la marche et de la charge sur votre dos. Chaque journée est différente, l’effort varie et la difficulté s’accroît car plus on avance plus on est fatigué. C’est pour cela qu’il faut s’y préparer à l’avance …

 


Un dur retour à la réalité

 

Le matin du dixième jour, je ne pouvais plus poser le pied au sol … Suite à cette fameuse entorse du deuxième jour (vous vous souvenez ?), ma cheville ne supportait plus le poids du sac mais surtout les montées … Pour moi le retour à la réalité fut très dur, quand tu vois qu’il ne te reste que 3 jours à tenir et les aiguilles de Bavella à voir, tu n’as qu’une envie continuer … Mais les larmes coulant le long de mon visage, nous n’avons pu qu’avouer qu’il était temps de jeter l’éponge et de stopper ce périple. Alors petit-singe et moi-même avons emprunté le chemin du retour pendant que notre troisième compagnon continuait son chemin jusqu’à la fin. Nous avions décidé de nous retrouver 3 jours plus tard à l’arrivée … quelle déception pour moi sur le moment de le voir partir seul, mais surtout continuer.

Mais vous me connaissez, il faut toujours positiver, nous avons rencontré lors de ce retour des personnes qui nous ont aidé à rentrer et à alléger ma douleur. De belles rencontres qui n’auraient pas été faites si nous avions continué notre ascension ! Ainsi, la fin du voyage fut tout de même agréable, surtout quand tu retrouves de la nourriture « normale » après 10 jours de graines gonflées dans l’eau froide, 3 morceaux de saucissons et 1 bout de parmesan par repas … Et oui, j’ai perdu 5 kilos en 10 jours, une autre motivation pour ce voyage tient (d’ailleurs c’est un peu comme ça que petit singe me tenait 😛). Mais après tout ce temps de restriction tu ne retrouves pas le même appétit qu’auparavant. Et au contraire, tu commences à apprécier la “vraie” nourriture et ses bienfaits. Une découverte de la bonne alimentation est née à ce moment là !

 



Leçons de vie

 

Voilà une aventure fantastique qui s’achève mais qui m’a donné des images à graver dans ma mémoire. Comme une rencontre avec des chevaux sur le lac de Nino. Mais aussi, ce fameux cirque de la solitude si dangereux mais qui m’a permis de prendre confiance en moi et en mes compagnons, ces cols passés les uns après les autres avec des vues aussi sublimes et différentes.

Ces moments de pause sur des sommets à observer tout simplement et à prendre conscience de ce que la nature peut nous apporter : beauté, calme et sérénité. Cet éclair qui est tombé à 100 mètres devant nous et qui nous a convaincu de faire demi-tour afin de passer la nuit dans un refuge où j’ai combattu un renard fou qui a fini par voler tout le campement … Ce n’est pas une légende, je vous l’assure 😛. Une belle frayeur que j’ai eue lorsqu’il s’est mis à tirer le sac de randonnée tel un film d’horreur, mais qu’est-ce qu’on a pu en rire le lendemain quand petit-singe a pris conscience de ce qui s’était passé parce qu’avec des boules Quies bah oui on n’entend rien …

 

Je vous offre, enfin, quelques images de ce beau voyage !

Malheureusement, de nombreuses photos ont été perdues mais les images restent marquées dans ma tête.

Il en reste plus que cela de physique !

 

Cliquez sur les photos pour les voir en taille d’origine 😉

 

 

Tous ces moments passés m’ont permis de comprendre que mes capacités étaient bien au-delà de ce que je pouvais imaginer. Quand tu te rends compte que tu es blessée mais que tu arrives tout de même à affronter la douleur parce que d’autres sont plus intenses, que tu essayes de ne pas te focaliser dessus, de prendre sur toi et de la maîtriser ; tu comprends alors que le mental t’aide beaucoup à résister et à réduire la douleur, que le corps peut endurer et qu’il suffit de se dire « I can do it » 👍 et de souffler un bon coup aussi, ça aide #méditation.

Bien sûr, il faut également que les personnes de ton entourage te soutiennent. C’est à ce moment-là que tu te dépasses et que tu comprends que la vie peut t’offrir tellement si tu vas au-delà de la douleur, au-delà de ce que tu crois être tes limites.

Aujourd’hui, je peux dire que cette expérience a apporté beaucoup de changement dans ma vie, elle me donne le courage d’affronter chaque jour les obstacles plus sereinement et la douleur physique est devenue plus simple à braver. Cette aventure m’a surtout permis de comprendre qu’il fallait prendre soin de son corps et de son esprit, alors l’alimentation, le sport et la méditation font partie de mon quotidien pour une vie plus seine et meilleur. Je vous en parle dans cet article : Les 7 fondements de ma sérénité.

La confiance en soi passe par tout cela …

 


Une nouvelle histoire

 

Êtes-vous déjà parti dans une telle aventure avec votre compagnon ?

 

Je peux vous dire que cela renforce les liens … Quand je n’en pouvais plus il était là pour me soutenir, m’aider à avancer … ça n’a pas été de tout repos mais en même temps c’est lui qui m’a embarquée là-dedans après tout 😛.

 

Pour tout vous dire, ce voyage s’est terminé par une demande en mariage !

 

N’est-il pas romantique mon petit-singe ? 😛

Le périple valait la peine d’être vécu !

Je vous parlerai de ce mariage si vous le souhaitez …

Mais ça, c’est le récit d’une autre aventure !

 

Le soir de sa demande en mariage

 



Le mot de la fin

 

Comme une envie d’y retourner à en parler et voir tous ces clichés … Je devais même faire le tour du Mont Blanc avec une amie au mois de Juin 2018 🏔 ! Mais, j’ai dû annuler ce périple pour m’occuper de ma petite princesse (les obligations familiales)! Et oui, une fois que tu y gouttes, il est difficile d’arrêter même quand tu as des enfants … Mais parfois les cas de force majeur ne nous permettent pas de tout faire. Ce n’est pas grave ce n’est que partie remise !! Qui sait je le ferai peut-être avec petit-singe 🐒. Vous en pensez quoi ?

 

 

Et vous, avez-vous déjà réalisé une telle aventure ?

Qu’en avez-vous pensé ?

Qu’est-ce que ça vous a apporté dans votre quotidien ?

Seriez-vous prêts à faire ce type de voyage ?

Partagez avec nous vos histoires, ressentis et besoins !

 

 

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures que notre belle Planète peut nous offrir 😍.

 

 

Sur les traces du GR20 La douce vie de lili

2 Commentaires

  • ANDRE 19 avril 2018 at 10:07

    Superbe ! en projet mais j’ai peur que ce soit trop technique pour moi, mon depassement de soi, c’etait notre voyage de noces trek en Equateur, mon premier trek en altitude!! ça renforce !

    Répondre
    • Lili 19 avril 2018 at 22:04

      Bonsoir,
      Tout d’abord merci pour ton commentaire 🙂
      Sache qu’on est tous capable de le faire ! Il faut partir avec la ou les bonnes personnes et surtout se dire qu’on est capable !
      Pour moi c’était mon premier et je t’avoue que je ne pensais pas y arriver … Mais avec la force de mon homme et la persévérance on a continué jusqu’au bout. Enfin j’ai fait 10 jours à cause d’une cheville en vrac … Mais on ne peut pas forcer notre corps après tout, il faut savoir l’écouter 🙂
      Alors n’hésite pas si tu as vraiment envie de le faire c’est une expérience que je recommande :*
      Comment était ce treck en Equateur ?
      Douce soirée, Lili

      Répondre

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